On ne comprends pas toujours, pourquoi, pourquoi les gens sont si cons, pourquoi la vie est si dure, pourquoi nous ne sommes pas quelqu'un d'autre. Je me rends compte, qu'en fait, l'important, pour moi n'est pas d'avoir un blog, d'être populaire, ni quoi que ce soit d'autre, l'important, pour moi, c'est de pouvoir exister, et surtout de pouvoir écrire. Ou que j'aille et quoi que je fasse, écrire est devenue une drogue. J'aime ça par dessus tout, pis encore, parfois la nuit, lorsque je me réveille, j'écris sur mon portable des choses, des pensées, des envies ...
Ecrire pour exister, voilà, j'ai besoin d'écrire pour exister. J'écris, tout et rien, mais j'écris et c'est le principal. Là par exemple, si j'écris, c'est parce que je n'ai rien d'autre à faire. Je ne peut m'empêcher d'écrire, je crois que c'est comme pour toi, on a des besoins, des envies, que nous nous devons d'assouvir. Je pourrais passer ma vie à écrire. Lorsque j'écris, j'ai tout bêtement l'impression d'être différente de vous. Non pas que je me sente supérieure, mais je me sens tellement bien, que j'ai l'impression que personne ne peut l'être autant que moi. Je passe ma vie à écrire, tout comme vous passer la vôtre à ne rien faire, et ne dîtes pas le contraire, car je sais, que lorsque vous êtes chez vous, seul(e)s vous ne faîtes absolument rien. Mais parlons d'autre chose. Vous savez, écrire m'est d'une telle utilité, que j'ai décidé de me mettre à écrire quelque chose de concret, j'en suis à sept pages d'ordinateur... Ca paraît peu, et pourtant, je trouve que c'est un bon début, biensûr, beaucoup d'amélioration à apporter, mais je trouve mon "scénario" bien rodé, en tout cas pour le moment. Me feriez-vous le plaisir, de lire un passage, et de me donner vôtre avis ? Merci d'avance pour les gens intelligents, qui comprendrons que j'ai besoin d'une critique concrête et sencée.
" Je rentrais donc chez moi, je trouvais la porte d'entrée ouverte, ce qui n'était pas dans l'habitude de ma femme. J'entrais prudemment dans notre maison, j'avais peur, il faisait noir, il n'y avait pas de bruit, et la maison semblait vide. J'appelais désespéramment mon épouse, qui, bien sûr ne répondait pas. Je me mis à la recherche d'une présence humaine, traversant les pièces une à une. Je traversais tout d'abord l'entrée, refermant la porte à clef par simple réflexe, j'entrais doucement dans le salon, n'allumant pas la lumière, une lumière grise éclairait la pièce ce soir là, la Lune inondait le salon d'une étrange clarté. Je trébuchait sur quelque chose qui me semblait mouillé, et me redressant je m'aperçut grâce à la lumière naturelle, que j'étais tombé sur ma femme, son visage était figé, elle était allongée sur le ventre, devant l'escalier, comme si elle avait voulu empêcher quelqu'un de monter. Elle gisait dans une immense marre de sang, je me mis à hurler, à pleurer, je la pris dans mes bras, soudain, je compris que si son corps était ici, c'était pour une raison bien particulière, je montais doucement les escaliers, vers la chambre de notre petite fille, elle non plus ne semblait pas être là, je priais pour qu'elle ne soit pas morte. Arrivé dans sa chambre, je me jetais sur le berceau, mais il était vide. La porte claqua, je me retournais pour voir, quand une masse s'abattit sur moi. Ce fut le trou noir. »
« Et après ? »
« Après, rien. Après, le bruit incessant du monitoring. Des gens qui courent, qui crient, des bruits de machines, des pleurs. »
« L'hôpital ? »
« Je crois oui. »
« Qu'avez-vous ressenti à l'hôpital ? »
« La peur, l'angoisse, je ne voyais pas très bien, je ne savais pas où j'étais, pourquoi j'y étais, les images sont floues, il y a une femme qui s'approche de moi et qui me dit « Tout va bien monsieur Clarks, ne vous agitez pas, nous allons vous changer votre perfusion ». C'est là, que je compris que j'étais à l'hôpital. Et puis, Anna qui pleurait, elle pleurait à en perdre haleine, je voulais la voir, mais on ne me laissais pas y allé. Je sombrais. » "
Ceci, n'est qu'un extrait, il existe un "avant" et un "après".